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théâtre de vanves - Page 3

  • LES 30 ANS DU THEATRE LE VANVES : 2 – UN THEATRE « CLEF EN MAIN

    Octobre 2012 est un mois anniversaire pour le théâtre Le Vanves qui célèbre ses 30 ans. C’est pourquoi le Blog Vanves Au Quotidien donne plusieurs petits coups de projecteurs sur ce théâtre livré prêt à fonctionner

     

    Annie Jouhet, maire adjoint chargé de la culture de l’époque citait Gordon Graig pour donner une idée de l’objectif poursuivi par la Municipalité. Il avait écrit en 1922 : « Le théâtre doit être un espace vide avec seulement un toît, un sol et des murs. A l’intérieur de cet espace, il faut dresser pour chaque nouveau type de pièce, une nouvelle sorte de scéne et d’auditorium temporaire ». Elle rassurait ses interlocuteurs : « Pour notre ville, il n’est pas question d’appliquer ses idées à la lettre, mais il faut pouvoir transformer une salle (nécessaire pour les expositions et les réceptions) en salle de spectacle. Les procédés de transformation employés doivent répondre à certains critéres : économie de réalisation et de fonctionnement, solidité et fiabilité, manipulation  facile, mobilité ». Et d’indiquer que cette mobilité du lieu sera assurée par des blocs de gradins rétractables et mobiles, pouvant être utilisés tous ou en partie, ou éventuellement remisés dans des locaux latéraux libérant ainsi l’ensemble de l’espace de la salle ».

     

    Daniel Miguel Maréchal était donc allé chercher Bernard Guillaumot, architecte-scénographe qui travaillait sur la rénovation de la Criéé à Marseille  et « était l’un des rares architecte-scénographe à posséder une très compétence pour concevoir de tels édifices. Il en avait fait une quarantaine dont  le théâtre des Amandiers, le TNP de Lyon, La rénovation de la salle Pleyel, la nouvelle école de musique à Issy les Moulineaux » indique t-il « Il a conçu et aménagé ce théâtre en respectant les budgets – c’est un très grand technicien – les délais, ce qui n’est pas toujours le cas, car cela ne dépendait pas toujours de lui. Ici, comme il n’y avait rien et qu’il était le maître total, il a choisi ses collaborateurs, les entreprises etc…. » ajoute t-il en précisant qu’il a bien sur suivi de prés ce chantier.  

     

    « Il a su faire d’un trapéze, avec une estrade de béton qui a été démoli, parce que c’était inconcevable, une salle polyvalente ». Elle était composée d’un hall (82 mù2), d’une zone d’exposition (100m2) avec revêtement moquette murale comprenant des cimaises pour accrocher les tableaux, de la salle de spectacle (315 m2) avec un mur composé d’un revêtement en parquet angélique et d’un mur en revêtement de terre cuite et résille verticale permettant d’avoir la meilleure acoustique, avec un écran de projection dit à la polichinelle, huit panneaux de découvertes, un rideau droit amovible, huit pendrillons,   d’un dépôt mobilier, d’un office, de 2 loges,  d’un sanitaire artistiques, et à l’étage une régie technique « lumiére-son-cinéma »

     

    « Il a ainsi réalisé une des rares salles de spectacle polyvalente à l’époque, qui était livré en état de marche, prêt à fonctionner tout de suite, alors que généralement lorsqu’elle est livré, il faut l’équiper ». Un théâtre « Clef en main « à tout point de vue : Ainsi la cabine était équipé, avec un projecteur mixte 35/16 mm de 160 Kwh de type Erneman double bande avec son dérouleur,  une console de son, magnétophone, pupitre de réglage des sources sonores et de leur intensité, un pupitre de commande des éclairages permettant toutes les manipulations possibles  des projecteurs… « On pouvait fonctionner le lendemain. D’ailleurs j’avais cherché un technicien que j’ai engagé un mois avant l’ouverture. Et c’est lui qui a réceptionné tout le matériel. Ce qui a nous a permis de bien démarrer et d’avoir des années remarquables de fonctionnement, parce que ce théâtre qui n’était pas exceptionnel en soi, permettait beaucoup de possibilités ». A Suivre

  • LES 30 ANS DU THEATRE LE VANVES : 1 - LA GENESE

    Octobre 2012 est un mois anniversaire pour le théâtre Le Vanves qui célèbre ses 30 ans. C’est pourquoi le Blog Vanves Au Quotidien donnera plusieurs petits coups de projecteurs jusqu’au vacances de la Toussaint avec le témoignage de tous les acteurs de ses 30 saisons culturelles de Daniel Miguel Maréchal jusqu’à José Alfarroba, ses deux principaux directeurs qui ont imprimé de leurs marques ce théâtre qui leur est devenu très cher. Il est tout à fait  intéressant de noter qu’au départ, ils n’avaient vraiment pas l’intention de s’en occuper, et qu’ils s’y sont énormément attachés.   

     

    A l’origine ce théâtre était un parallépipéde de béton qui est resté vide longtemps (entre 1971/74-1981/82) après la construction du Centre Administratif,  du nouveau marché couvert et de la bibliothéque, avec la tour de logements à l’initiative d’André Roche, maire de Vanves (1965-80). « Il avait demandé un emplacement pour une salle des fêtes. Il y tenait ! Il voulait absolument que cela se fasse.  Mais il était très affaibli par la maladie, dans les derniers temps » raconte Daniel Miguel Maréchal. Annie Jouhet, maire adjoint, lors  son inauguration, avait fait un rappel historique intéressant : « En 1977, la commission des affaires culturelles municipales s’était donnée un objectif : réaliser à Vanves une salle polyvalente. Pour tenir compte de l’avis des vanvéens, nous avons réalisé une consultation en 1978 dans Vanves Infos qui fit apparaître le souci de voir s’ouvrir une salle qui répondrait aux aspirations culturelles, qui serait toujours prêt à accueillir ce qui est à la mode et toutes les formes de cultures qui plaisent aux vanvéens ».  

     

    Gérard Orillard après son élection en 1980 a repris le dossier de cette salle polyvalente et a insisté pour que Daniel Miguel Maréchal prenne en main ce dossier,  plutôt que d’autres concurrents, à cause de son passé théâtrale. « Il avait exigé de l’administration que l’on fasse un dossier pour l’aménagement de cette salle et qu’on le présente aux affaires culturelles (DRAC). Malheureusement, le dossier a été retoqué, ce qui l’a vexé. Il m’en a parlé et je lui expliqué que ce n’était pas trop surprenant, car ce dossier avait été monté pour une salle des fêtes. Il m’a dit alors  « vous vous en occupez ! ». Je n’ai pas pris cela comme un cadeau ! Comme j’avais encore quelques connaissances, je suis allé voir Bernard Guillaumot que je connaissais depuis longtemps, car on était de vieux amis, s’étant connu au TEP,  en lui disant « il faut absolument me faire un dossier ». Il m’a dit qu’il n’avait pas le temps, alors qu’il refaisait à Marseille le théâtre de la Crié. J’ai insisté pour qu’il me fasse seulement le dossier pour qu’il puisse  passer à la DRAC. Il l’a fait. Il a été accepté. La Région Ile de France  a remis 15% alors que ses responsables avait déjà budgeté l’affaire » continue de raconter André Miguel Maréchal en se  rappelant avoir amené Gérard Orillard jusqu’au bureau de Michel Giraud en urgence pour signer le contrat régional. « C’était le pactole. J’étais bien vu de tous ceux à Vanves qui ne m’aimaient pas. Et à partir de là, il a fallu le faire ! ». A suivre….

  • VANVES ET SA POLITIQUE CULTURELLE : TOUT POUR LE THEATRE, ARTDANTHE ET LE SPECTACLE VIVANT !

    Après le sport et l’exploit de l’équipe de basket au Trophée Coupe de France, la culture avec le festival ArtDanthé dont Valérie Vignaud dresse un bilan. Occasion de constater que si le budget des sports baisse avec très peu de travaux d’envergures malgré les besoins, le budget de la culture se porte très bien au plus grand bénéfice de José Alfarroba directeur du théâtre Le Vanves qui n’en demandait pas tant

     

    Ainsi la vie Culturelle voit son budget fonctionnement augmenter de + 90 000 € dont 83 000 € pour le Cinéma/théâtre/action culturelle avec la consolidation de la programmation d’Art Danthé, sachant que la culture dispose d’un budget fonctioonnement de 560 000 E (+1,3%) et d’investissement de 131 915 € pour 2012.  Pour Valérie Vignaud, il ne s’agit pas d’une augmentation du budget car «  il est en baisse par rapport à la référence 2010 (qui affichait une diminution maintenue de 20%, demandée en 2008-09, à tous les services dans le cadre d’économies budgétaires). Le budget de 2011 avait particulièrement été amputé en raison d’un dépassement imprévu en janvier 2010 pour l’évènement Pina Bausch, suite au décès de la chorégraphe. Enfin, l’augmentation globale du budget, telle qu’elle est perçue, est consécutive d’une augmentation du nombre de subventions, augmentation liée à une recherche très active auprès des dispositifs pouvant les attribuer » répond elle en citant notamment une subvention exceptionnelle du CNC pour l’activité cinéma (59 632 €) qui dispose d’un label Art et Essai pour sa programmation.

     

    « Ce qui n’empêche pas des entrées maximales pour certains films, des refus de spectateurs malgré un nombre élevé de séances pour certaines représentations (Intouchables, The Artist). La baisse globale d’entrées (chiffre à venir ?) est consécutive de la baisse du nombre des séances en raison du besoin de la salle pour le spectacle vivant » précise t-elle en demandant d’attendre la fin de la saison pour se permettre de faire des comparaisons dans les fréqyuentations. Le document budgétaire indique que le théâtre a présenté 89 spectacles avec 129 représentations et 11 462 spectateurs en 2011 (contre 91 spectacles avec 136 représentations qui ont attiré 11 379 spectateurs en 2010). 178 films ont été diffusés (en 523 séances) avec 23 294 spectateurs (contre 190 films en 566 séances avec 21 539 spectateurs en 2010).  9 expositions ont été organisées (centre 6 en 2010) et  ses dispositifs d’actions artistiques ont concernés environ 500 personnes (ateliers, conférence, spéctacles participatifs) contte 550 en 2010… Enfin, elle explique qu’il était devenu nécessaire d’engager la numérisation du cinéma suite aux difficltés rencontrés depuis quelques mois pour obtenir certains films en 35 mm. « Il est apparu indispensable de s’équiper en numérique car cette tendance s’accroit (compte tenu que le format numérique est moins couteux pour les distributeurs). Et le cinéma de Vanvces pourra de nouveau bénéficier d‘une aide exceptionnelle du CNC. Alors que un cinéma sur deux est équopé de numérique dans le 92 ».

     

    Enfin,Valérie Vignaud, a dressé rapidement un premier bilan du Festival ArtDanthé 2012 qui a vu se dérouler une soixantaine de spectacles  dont des soirées à 2 représentations avec quelques temps forts dont  la venue exceptionnelle du Ministre de la culture, Frédéric Mitterrand alors que ses déplacements sont en général pour le théâtre de la ville, de l’Odéon, sur un spectacle emblématique d’Anne Collod. « Cette visite est consécutive de l’engagement du festival (et non pour Vanves seulement), l’adaptation d’un lieu, de son équipement à sa programmation.  C’est une vraie reconnaissance !». Ce festival a été marqué par l’Ouverture de la saison avec une compagnie d’Israel, une soirée Tango, avec la  participation de 25 vanvéens et de personnes du CCAS  qui sera réédité en Juin prochain, la pièce de Pierre Niney, plus jeune sociétaire de la Comédie Française, la présence de Philippe Quesne, artiste emblématique de la création contemporaine française programmé dans le monde entier (centre Pompidou, Tokyo, Los angeles) pour sa 160ème (nombre rarement atteint) représentation qui a eu lieu à Vanves avec des amateurs vanvéens, Phèdre, avec un regard contemporain qui a été un grand succès, Le Focus Québec qui a bénéficié de relais dans la presse internationale (Le Monde, Libération, le Devoir journal canadie,  une création de Christian Rizzo (grand chorégraphe actuel) qui se produit au théâtre de la ville…

     

    « Le festival conserve le parti pris d’un risque partagé par les professionnels qui le programment et les spectateurs qui y assistent. Cet événement se caractérise par la création, la découverte et questionne la curiosité et l’intelligence du spectateur. Et le retour du public est positif. L’affluence moyenne a été très élevée : la majorité des soirées était à jauge pleine avec quelques séances dans une salle plus aérée. Il s’agissait en général de premières parties à Panopée qui font la part à la création par des compagnies émergentes ou plus installées). Cette affluence est la conséquence du choix de la période : début de l’année, en dehors d’autres manifestations de cette envergure (festival d’automne de Paris) » explique t-elle en répondant ainsi à certaines critiques sur le festival. « Le théâtre de Vanves se connaît par son festival.  Le public y vient de plus en plus nombreux, le vanvéen particulièrement qui se trouve interpellé par un relais dans la presse qui parle de leur ville » assure t-elle.